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  1. Guides Private Equity (Capital-Investissement) 
  2. Investir en Private Equity (capital-investissement) : le guide complet 
  3. Le fonctionnement d'un investissement en Private Equity 

Le fonctionnement d'un investissement en Private Equity

C’est la rampe de lancement des entreprises à fort potentiel. Le Private Equity permet d’investir dans des sociétés non cotées avec un rendement à la hauteur du risque : plus élevé que dans d’autres classes d’actifs.

Marie Caillet

Mis à jour le 30-07-2024

fonctionnement private equity

En bref
Le Private Equity permet à une entreprise de lever des fonds sans emprunter à une banque.
Il est possible à tous les stades de maturité d’une entreprise : TPE à multinationale.
On peut y investir avec un PEA, une assurance vie, un PER, un compte-titre ou en direct.

Les caractéristiques du Private Equity

Aussi nommé capital-investissement, le Private Equity représente une alternative au prêt bancaire pour les entreprises qui souhaitent renforcer leur croissance. 


Ces entreprises (le plus souvent des PME, TPE et ETI non cotées en Bourse) proposent à des investisseurs privés d’acquérir des parts de leur capital. Ce placement est particulièrement prisé par les secteurs de l’innovation, de la transition énergétique ou de la recherche et développement. Très concurrentiels, ces domaines nécessitent des fonds importants pour lancer leur activité. 


Pour les investisseurs, le capital-investissement permet de viser un rendement beaucoup plus élevé que la plupart des produits financiers. Cet avantage a un coût : il n’y a pas de garantie de plus-value à la revente des parts. Il faut aussi être en capacité de mobiliser des fonds et de les bloquer pendant plusieurs années (on conseille une période de 5 à 8 ans minimum). 


En contrepartie, le Private Equity permet de diversifier son patrimoine de façon avantageuse, notamment grâce à sa fiscalité : après une période de 5 ans de détention, la plus-value sur les parts est totalement exonérée d’impôts.

Selon la maturité de l’entreprise qui ouvre son capital aux investissements, on trouve 4 types de Private Equity : 

  1. Le capital-risque (venture capital) : il concerne les start-ups et PME en phase de lancement. Ce stade expose davantage les investisseurs à une perte de capital, mais le retour potentiel sur investissement est plus élevé. Souvent, les investisseurs en capital-risque sont triés sur le volet par le fonds de gestion : ils apportent leur expertise et leur réseau pour encourager le développement rapide des sociétés financées.
  2. Le capital-développement (growth capital) : il s’applique à des entreprises non cotées en Bourse mais déjà établies. Leur objectif est d’aller chercher de nouveaux paliers de croissance. Le Private Equity fait alors figure d’accélérateur : les fonds débloqués permettent de développer de nouveaux produits ou services. Le rendement potentiel est moins important qu’avec le capital-risque.
  3. Le capital retournement (turnaround capital) : ici, ce sont les entreprises en mal de rentabilité (faible trésorerie, dette excessive, pertes…) qui y ont recours. Les banques étant peu enclines à leur accorder des fonds, le Private Equity représente une alternative avantageuse. Les investissements par les fonds de gestion mettent en place diverses actions pour relancer l'économie de la société : révision budgétaire, restructuration de dette, voire remplacement de la direction. Ici, le rendement peut être particulièrement compétitif si la société retrouve une bonne santé. 
  4. Le capital-transmission (leveraged buyout) : ce dernier stade concerne les entreprises en phase de cession (rachat ou transmission). Là, les investisseurs empruntent majoritairement de la dette pour financer l’acquisition des actifs. Cela leur permet de bénéficier de l’effet de levier : ils n’avancent pas de capitaux propres. Le ratio risque/rendement est souvent intéressant.


Après la forme, passons aux fonds. En Private Equity, on trouve généralement les types de fonds de gestion suivants : 

  1. FCPR (Fonds Communs de Placements à Risques) : ils permettent à plusieurs investisseurs d'investir dans un fonds géré par un professionnel pour financer principalement dans des entreprises non cotées, avec un niveau de risque potentiellement élevé.
  2. FPCI (Fonds Professionnels de Capital-Investissement) : les FCPI permettent aux investisseurs de placer des euros dans des sociétés non cotées, offrant ainsi des avantages fiscaux. En soutenant l'innovation, ces placements réduisent l'impôt sur le revenu tout en soutenant la croissance des entreprises.
  3. FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) : fonds d'investissement français spécialement conçu pour soutenir le développement des petites et moyennes entreprises (PME) en investissant dans des entreprises locales non cotées.

Le succès du Private Equity ne se dément pas : sa performance annuelle en France a été de 11,70 % de rendement sur les 20 dernières années. La tendance n’est pas partie pour faiblir : les réserves de « dry powder » (les capitaux en attente d’investissement) n’ont jamais été si hautes.


Reste un défi : accéder aux meilleurs fonds de gestion lorsqu’on n’est ni business angel, ni investisseur confirmé. C’est là que Climb intervient. Conscients des avantages du Private Equity, mais aussi de la difficulté d’accès aux meilleurs fonds historiques, nous nous associons à des partenaires établis (Altaroc, Eurazeo, ClubFunding) pour sélectionner des projets d’entreprises à fort potentiel en zone euro ou à l'international. 

Les acteurs du Private Equity


Comme tout système financier, le Private Equity fonctionne avec plusieurs rouages. Chacun intervient à un stade différent lors du financement d'une société. On compte 3 acteurs principaux :

  1. les entreprises en recherche de fonds,
  2. les fonds de Private Equity en recherche d'investisseurs
  3. les investisseurs en recherche d'actifs financiers à ajouter à leur portefeuille. 

Comme on l’a vu avec les 4 stades de Private Equity, le capital-investissement peut concerner une entreprise à tous les stades de maturité, de la jeune PME à la multinationale non cotée en Bourse. Parmi les grands noms propulsés par le Private Equity, on compte par exemple Airbnb (pour son développement à l’international), Burger King (pour son repositionnement) ou la branche Nestlé Skin Health (privatisée par un fonds de Private Equity).


Contrairement au système classique, les entreprises ne s’adressent pas directement aux banques pour l’octroi d’un prêt. Elles transitent tout d’abord vers des équipes de Private Equity. Composées d’un réseau d’experts, celles-ci ne se contentent pas d'arbitrer les investissements. Elles analysent les entreprises, leur business model et leur composition, afin d’estimer avec précision leur potentiel. Elles ont aussi un rôle de conseil pour identifier certains problèmes en amont et donner des pistes de croissance. 


Les intervenants suivants sont les investisseurs. Leur profil peut varier en fonction du stade de Private Equity. Par ordre d’importance, on trouve :

  • les institutions : fonds de pension, compagnies d'assurance, fondations ;
  • les banques publiques ;
  • les business angels : des dirigeants d’entreprise avec un patrimoine et/ou une expertise importante ;
  • les investisseurs particuliers. 

La synergie entre tous ces acteurs remplace le système classique de l’octroi d’un prêt bancaire. La banque joue certes un rôle lors d’un financement par Private Equity, mais il se limite aux formalités administratives du prêt. 


Vous l’aurez compris, chaque acteur n’intervient pas au même moment lors du Private Equity. Et des particuliers peuvent également investir en capital-investissement. Avec nos experts en finances personnelles, bénéficiez d’un accompagnement complet pour investir en Private Equity en accord avec vos objectifs. 


Le fonctionnement du Private Equity

Il n’y a pas une seule porte d’entrée, ni une seule fenêtre de tir, pour investir en Private Equity. Une entreprise peut rechercher des investisseurs à plusieurs périodes clés de son existence. Le financement par Private Equity est un processus complexe, mais les grandes étapes sont souvent les mêmes. 


La première concerne la préparation de la levée de fonds. La société en recherche d'investissements doit définir les documents nécessaires pour se présenter aux investisseurs et les convaincre : business plan sur 3 ans, performances, opportunités de croissance. Elle doit aussi élaborer un plan de levée de fonds qui explique précisément comment sera utilisé l’argent des investisseurs.


La deuxième étape consiste à la prise de contact avec des investisseurs. L’entreprise peut fonctionner de différentes façons : 

  • s’adresser directement aux business angels de son réseau (si elle en est à son premier stade de développement ou en phase de réorganisation) ;
  • chercher un apporteur de fonds privés (qui proposera un panel d’investisseurs qualifiés pour le projet) ;
  • se tourner vers une institution financière.


Une fois les investisseurs trouvés, l’audit d’acquisition (ou due diligence) commence. Les termes de la levée de fonds sont discutés en détail : montant global, répartition du capital, mécanisme de sortie… Cette négociation achevée, un accord d’investissement est signé.


C’est alors qu’est lancée la levée de fonds. Le capital est ouvert aux investisseurs qui disposent d’un temps limité pour le rejoindre. Cela peut se compter en semaines ou en mois, selon les projets. 

Basile Alexandre
L'avis de Basile Alexandre
Conseiller en Gestion de Patrimoine

Il y a une autre façon d’entrer au capital : le marché secondaire. Cela consiste à racheter les parts d’un investisseur qui souhaite sortir du capital. 

En matière d’investissement en Private Equity, deux idées reçues ont la vie dure : 

  1. il faut avoir un important patrimoine et mobiliser de gros capitaux
  2. le mode d’investissement est complexe.

Dans le premier cas, cela dépend des levées de fonds. Certains billets d’entrée sont effectivement élevés et réservés à un type d’investisseurs triés sur le volet. Cependant, de plus en plus d’entreprises font le choix de s’adresser à de nombreux particuliers, diluant l’importance de la somme investie pour chacun. C’est le cas du crowdfunding. 


Ce qui nous amène à la deuxième idée reçue : en réalité, vous pouvez acquérir des fonds de capital-investissement très simplement. Chez Climb, vous avez le choix : vous pouvez investir en nominatif pur (détention en direct) ou via un PEA ou une assurance vie. 


Et pour sortir du capital ? Quand on souhaite céder ses parts, on peut choisir entre plusieurs portes de sortie : 

  1. La cession de gré à gré : les parts sont rachetées par un autre investisseur, un autre fonds de gestion ou par la direction de l’entreprise.
  2. L’entrée en Bourse : dès lors qu’une entreprise est cotée en Bourse, le financement par Private Equity n’est plus possible et les investisseurs peuvent revendre leurs parts sur le marché boursier.
  3. La liquidation : l’entreprise cesse son activité pour rembourser ses investisseurs (le dernier recours en cas de faillite).

Le Private Equity est une stratégie de long terme appartenant aux placement à risque. Pendant une période prolongée, les investisseurs acquièrent des titres de participation dans des entreprises non cotées. Ils peuvent ainsi diversifier leur patrimoine et bénéficier d'une réduction d'impôt. Cette stratégie vise à générer des rendements significatifs grâce à la croissance et à la création de valeur des entreprises cibles.


Dans tous les cas, on conseille de garder les parts sur une période de minimum 5 ans (et dans l’idéal entre 7 et 10 ans) pour optimiser le rendement de vos actifs.


Sources

Investir via un fonds de capital-investissement - amf-france.org
Investir en actions non cotées - amf-france.org
Si j’investis dans une entreprise, ai-je droit à une réduction d’impôt ? - impots.gouv.fr
Qu'est-ce qu'un LBO (Leveraged Buy-Out) - service-public.fr
Les fonds de capital-investissement (FCPR, FCPI, FIP) - amf-france.org
Distribution de fonds communs de placement à risque (FCPR) - bofip.impots.gouv.fr

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Foire aux questions

🤝 Quels sont les risques du Private Equity ? 

Investir en Private Equity peut vous permettre un bon retour sur investissement, mais celui-ci n’est jamais garanti. Il y a 2 risques principaux à prendre en compte : 

la non-liquidité (votre argent est bloqué pendant plusieurs années) 
l’éventualité d’une perte totale ou partielle de votre capital. Il est donc crucial de vous faire accompagner par un interlocuteur spécialisé pour choisir le fonds dans lequel investir. 

🤔 Quand peut-on sortir d’un investissement en Private Equity ?

Le moment optimal pour sortir d'un investissement en Private Equity dépend de divers facteurs : la performance de l'entreprise cible, les conditions du marché, les opportunités de croissance… 
Les sorties peuvent se produire sur des périodes allant de quelques années à une décennie ou plus, en fonction des circonstances.

🤷 Comment mesure-t-on la performance d’un Private Equity ? 

On mise sur le long terme pour analyser la performance d’un fonds de Private Equity. En général, on attend 5 ans pour faire un audit complet des résultats et des plus-values.

🤔 Quel est le salaire d’un investisseur ?

Aujourd’hui, l’investissement se démocratise. Une telle opération nécessite toutefois de bloquer des fonds pendant plusieurs années, ce qui implique un certain niveau de vie. En France, le salaire médian d’un investisseur est estimé aux alentours de 70 000 euros par an.